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Directeur de recherche: Pierre Traimond, Université Paris I, Sorbonne

Directeur du jury: Christian de Boissieu, Université Paris I, Sorbonne

La pratique du taux d’intérêt explicite est inapte, en raison de sa rigidité, à réagir efficacement aux aléas de l’environnement économique. Deux mécanismes d’intermédiation financière écartent volontairement la garantie contractuelle du prix de l’argent afin de rendre celui-ci parfaitement flexible :

 -       le principe du partage des profits et pertes, caractérisé par un pourcentage négocié de leur répartition périodique entre le créancier et le débiteur, préconisé par les promoteurs de la finance islamique,

-       les tontines où se forme le prix de l’argent.

 Le principe du partage des profits et pertes conserve le principe d’une rémunération des fonds prêtés motivé par une préférence intertemporelle. Mais il prône son évaluation par l’intermédiaire du taux de rendement interne (TRI) qui focalise toutes les composantes de l’environnement économique faisant l’objet d’anticipations et contribuant à la décision d’entreprendre.

 Grâce à l’intermédiation des banques, le principe du partage des profits et pertes :

-       élimine les distorsions économiques à l’origine de bulles financières, exprimées par le coefficient « q » de Tobin, Friedman, ou encore de Malinvaud, stabilise ainsi la valeur intrinsèque du patrimoine ; le système économique n’est par définition plus corrélé au taux d’intérêt explicite,

-       absorbe les chocs aléatoires non probabilisables en les répartissant immédiatement parmi l’ensemble des épargnants qui agissent comme prêteurs en dernier ressort. L’économie converge plus rapidement vers un état stable,

-       favorise un meilleur synchronisme des allocations de ressources, et notamment de l’énergie « travail ».

 L’application du principe du partage des profits et pertes permet enfin de tendre vers une économie sans illusion monétaire grâce à une gestion quantitative rigoureuse de  la masse monétaire.